Me voilà devenue une « vraie » Akha, le temps d’une soirée. La coiffe est composée d’une dizaine de morceaux différents, et elle est assez lourde. Quelle crise de rire chez la cousine de ma mère Akha !

Pendant les 4 derniers jours de mon séjour dans cette belle région, j’ai habité dans une maison de bambou à l’intérieur d’un village Akha, à 1 km du marché de thé de Mae Salong. J’ai beaucoup aimé l’expérience, surtout grâce à la mère de la famille qui m’accueillait. Elle ne parlait pas anglais, mais on arrivait toujours à communiquer.
Cette fois-ci, le toit de ma maison de bambou est en paille. La vue est spectaculaire depuis le balcon.
Dans ce village, les habitants ne portent plus leur costume traditionnel que lors d’occasions spéciales. Ma mère Akha l’a porté pour moi.

J’ai accompagné ma mère Akha pour la moisson du riz : pendant 2 heures, j’ai coupé le riz dans un champ très incliné (une pente de 45 à 75 degrés par endroits). C’est un travail très dur, mais la belle-fille de la maison, pourtant enceinte de 7 mois, l’accomplit toute la journée sans broncher, et continue à travailler dans la cuisine en soirée.
Dans le village chinois de Mae Salong, j’ai eu l’occasion de participer à un cours de cuisine thaïlandaise pendant une journée, pour un prix imbattable (surtout quand on considère tout ce que j’ai mangé pendant cette journée !).
La journée a commencé au marché, à 6h30 du matin, où Joyce nous a expliqué les secrets des ingrédients thaï. Elle a pu répondre à toutes les questions que l’on se pose quand on fréquente les marchés dans un pays où il y a plein de choses bizarres sur les étalages.
Voilà les légumes frais avec lesquels nous avons cuisiné 5 plats différents : pad thaï, salade thaïlandaise, curry jaune et curry vert, et, comme dessert, la citrouille au lait de coco.
Les ingrédients du pad thaï.
Le pad thaï.
Le curry vert, qui se mange avec du riz.
Non, la cuisine n’est pas une prison !
La plupart des habitants de Mae Salong vivent de l’industrie du thé. Partout, dans la ville et aux alentours, des plantations, des entreprises le font sécher et le traitent.

Dans toutes les maisons, on n’est pas encore assis qu’on se fait offrir du thé. De toute part, des maisons de thé sont prêtes à nous faire déguster leurs meilleures infusions, gratuitement. Rien que pour les voir le préparer, ça vaut la peine d’arrêter.
La petite ville de Mae Salong se trouve dans les montagnes, à l’extrême Nord de la Thaïlande, très près de la frontière de la Birmanie dans le triangle d’or. J’y ai passé un séjour merveilleux pendant 11 jours. 80 % des habitants de cette ville sont des chinois qui ont fui le communisme dans leur pays en 1961. Le reste de la population provient des minorités ethniques des tribus montagnardes.
Dans les environs de Mae Salong, on ne parle pas moins de 7 langues : chinois, thaï (et le thaïyaï, similaire), Lahu, Lisu, Akha, Mêaou (et le Yao, analogue), et le Lua. De quoi s’y perdre !

Portraits d’Akhas dans les rues de Mae Salong.

La rue passait sous ma chambre à 50 Baht la nuit (1,6 $ CA ou 1 €). Un peu bruyant à cause des motos, mais impossible de se plaindre quand on a une chambre confortable à ce prix-là, incluant Internet Wifi, du thé à volonté,l’usage de la machine à lave, et surtout la gentillesse d’une famille chinoise.
Une expédition à vélo très réussie, à 17 km de Luang Prapang, en compagnie des 2 amis avec lesquels j’ai séjourné dans cette ville. Noël est moitié thaï, moitié suisse et voyage à vélo. Il parle Thaï couramment et aussi Laotien (c’est très pratique d’avoir un traducteur). Marine est une bretonne de Lanester (le monde est petit) qui vient de passer 10 mois en Australie.

Journée baignade dans les piscines naturelles, avec un gros pique-nique que Noël s’est chargé de transporter depuis Luang Prabang.


Les éléphants passaient aussi dans les bassins d’eau turquoise, même quand on s’y baignait.
Dans les endroits touristiques, au Laos, on essaie de vous faire payer pour tout. Par exemple, à Luang Prabang, il en coûte 20 000 Kips (2,5 $ CA ou 1,5 € ; ça peut paraître peu, mais c’est le prix d’une chambre pour la nuit dans la plupart du pays) pour monter sur la colline située en plein cœur de la ville. Le temple est ridicule, la vue pour le Mékong n’est pas très dégagée pour y voir le coucher de soleil, mais, surtout, plus d’une centaine de touristes se battent presque pour pouvoir prendre une photo du coucher de soleil comme celle-ci, très quelconque…
… alors qu’une promenade sur le bord du Mékong ne coûte rien, et permet de voir un coucher de soleil bien plus beau, dans une ambiance plus agréable :

De même, les grottes de Pak Ou, situées à 30 km de Luang Prabang, sont une bonne arnaque. Je les ai juste vues en passant en bateau, mais un ami a été très frustré de payer pour visiter ces deux petits trous dans le rocher, dans lesquels quelques centaines de minuscules statuettes de bouddha ont été installées.
Un gros lézard, d’environ 20 cm de long : j’étais sûre que c’était un faux, mais quand je m’en suis approchée, il a tourné la tête vers moi. Ça fait très bizarre !
Un peu partout au Laos, des pancartes rédigées en français, même parfois dans de petits villages.
Une image très classique dans les rues de Luang Prabang : les moines bouddhistes avec leur parapluie. À croire qu’ils ont une allocation spéciale pour acheter des parapluies, pour que les touristes fassent de belles photos.
Depuis quelques mois, j’ai adopté le parapluie moi aussi. Très utile pendant la mousson, mais aussi pour avoir son ombre portative quand il fait chaud. Bien plus agréable qu’un chapeau.
J’ai passé 5 jours dans le village de Muang Ngoi, accessible uniquement par bateau.

La rue principale (et presque la seule rue du village).
Pas de route, pas de voitures, pas de motos, des paysages de rêve… un vrai paradis. Mais les oreilles ne peuvent pas se reposer pour autant : les moteurs des bateaux sont très forts et commencent aux premières lueurs du jour, et la basse saison touristique signifie la construction de nouveaux bungalows, avec une génératrice pour fournir de l’électricité.